2ème acte : une jeunesse à marée basse
Quand on parle de protéger en priorité "les plus vulnérables", on pense spontanément aux personnes fragiles sur le plan physique (vieux, malades, handicapés...), social (mères célibataires, personnes aux minima sociaux, SDF, petite enfance...) ou économique (chômeurs, travailleurs pauvres ou précaires...). Urgence oblige, c'est vers eux que s'est logiquement portée l'attention du gouvernement pendant la crise sanitaire. Mais l'arrêt brutal de l'activité économique pendant deux mois va précipiter une autre catégorie de Français dans la vulnérabilité : les jeunes (pour simplifier, nous parlerons de la tranche d'âge de 15 à 29 ans).
Acte 1er : le réveil d'Hibernatus
La destruction d'un tissu productif et social est chose relativement simple à mettre en œuvre. Nul besoin d'une guerre mondiale ou d'un Pol Pot massacrant et déportant sa population. Un régime démocratique, une épidémie, une décision - grave et circonstanciée, et huit semaines de confinement plus tard, le résultat est (presque) là.